
Château Fort du Mont Saint Jean
À propos
Le Château Fort
Du Château Fort du Mont Saint Jean, il ne reste malheureusement que des ruines. Les fouilles ont dégagé des substructures gallo-romaines qui précédaient les fortifications médiévales. Le premier château donc, un château de plaine, se trouvait à Dudelange. Appartenant aux seigneurs de Gymnich, il fut détruit vers 1400 par le duc de Bar. La construction du château fort fut entamée au début du 15e siècle. Les murs dégagés lors des fouilles montrent nettement différentes périodes de construction culminant dans le château fort du 16e (styles gothique et Renaissance). Divers documents le qualifient de très forte place. Il devrait souffrir lourdement quand à partir de 1542, les rois de France François 1er et Henri II faisaient la guerre à l’empereur Charles Quint, quand il fut conquis et reconquis à plusieurs reprises avant sa destruction en 1552 qui lui enleva toute valeur stratégique. Par la suite, les ruines faisaient fonction de carrière pour les villages des environs. À partir des années 70, les Amis de l’Histoire de Dudelange et du Mont Saint-Jean déblayaient les vestiges du château fort et pouvaient dégager les fondements de diverses tours, du palais, des habitations, des écuries et des dépendances; trois puits et une citerne furent partiellement fouillés. Les fossés et l’accès au château fort sont toujours visibles. Mais le château fort garde encore maints secrets...
Le Mont Saint Jean
Depuis toujours, le Mont-Saint-Jean était un point d’attraction religieux. L’église dédiée à Saint Jean Baptiste figurait au début comme église-mère pour les paroisses des alentours. Après la destruction du château fort et de l’église, la Saint-Jean le 24 juin, demeurait un jour de fête. D’habitude, le mont était habité par un ermite qui lisait la messe dans la chapelle. Dans sa Historia luxemburgensis, Jean Bertels, futur prieur de l’abbaye d’Echternach fournit une description de la procession en l’honneur de Saint Jean au 16e siècle. Elle n’était pas seulement réputée par le nombre impressionnant de fidèles qui s’amenaient vers le Mont, mais également par les nombreux malades, qui en dansant sur les mélodies de différents instruments, invoquaient l’aide du Saint jusqu’au moment où ils tombaient par terre, terrassés par la fatigue. La fête était souvent accompagnée d’un marché sur la hauteur, telle qu’il en résulte des textes d’archive ainsi que des nombreux fragments de poterie et des petites monnaies mis à jour par les fouilles. De nos jours, la procession annuelle de la Saint-Jean nous rappelle cette tradition plus que séculaire.
A savoir :
La chapelle peut être visitée lors de la procession le dimanche suivant la Saint-Jean. Il faut compter deux heures: une heure pour l’accès (aller-retour) et une heure pour la visite des ruines et de la chapelle.
Ce que propose cet établissement
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